« What About the Women ? » — la question de Djamila Ribeiro sur l’affaire Master inspire le nom d’une plateforme internationale pour la défense de la vie des femmes

Redação

15 de março de 2026

Clôturant la programmation de la Semaine des femmes, la question qui a donné son titre à une série de textes de la chronique de Djamila Ribeiro à propos de l’affaire Banco Master — « Police fédérale : et les femmes ? » — a dépassé le débat national pour acquérir une dimension internationale. L’expression a inspiré le manifeste présenté à la fin de la conférence Women Unite!, organisée à Amsterdam le 8 mars, et a été adoptée par la maire de la ville, Femke Halsema, comme axe central d’une nouvelle plateforme transnationale de mobilisation pour les droits des femmes.

La rencontre, tenue au Royal Theatre Carré, a réuni des intellectuelles, des journalistes et des défenseures des droits humains de plusieurs pays afin de discuter des défis contemporains auxquels les femmes sont confrontées. Invitée à l’événement, Djamila Ribeiro a participé au panel consacré au thème « Guerre contre les femmes », dans lequel elle a abordé la situation brésilienne, dénonçant l’augmentation des féminicides, la persistance du mariage des enfants et l’absence d’enquête sur des femmes européennes emmenées au Brésil pour participer à des fêtes avec des figures politiques.

Au cours de l’événement, la philosophe brésilienne a également remis un rapport détaillé sur l’affaire à l’avocate ukrainienne Oleksandra Matviichuk, lauréate du Prix Nobel de la paix 2022. Le document a aussi été partagé avec des journalistes et des autorités de différents pays présents, élargissant la répercussion internationale du cas :

« L’avocate fera le lien avec des organisations féministes ukrainiennes qui dénoncent le trafic international de femmes. Le rapport a également été remis à des autorités et journalistes néerlandais, ainsi qu’à des représentants du Suriname et du Nigeria », a souligné Djamila sur ses réseaux sociaux.

La force politique de cette dénonciation a conduit la question formulée dans la chronique publiée au Brésil à devenir l’axe symbolique du manifeste final de la conférence. Présenté par la maire d’Amsterdam, le document a adopté la formulation en anglais — « What about the women? » — comme appel international à exiger enquête, responsabilisation et protection des femmes victimes de violence et d’exploitation.

La question donnera son nom à une plateforme transnationale de mobilisation, réunissant des organisations féministes, des juristes et des défenseures des droits humains de différents pays. L’idée est simple et directe : face à des dénonciations impliquant violence, exploitation sexuelle ou trafic international, c’est la question fondamentale qui doit toujours rester au centre du débat public — « Et les femmes ? »

Pour Djamila Ribeiro, la répercussion du thème montre comment des expériences locales peuvent générer des réponses collectives à l’échelle mondiale.

« Nous, femmes de différentes régions du monde, reconnaissons nos différences, mais comprenons l’importance de la condition que nous partageons. Nous continuerons à lutter pour nos droits en posant la question fondamentale : et les femmes ? What about the women ? », a-t-elle affirmé.

Avec l’adoption de ce slogan dans le manifeste final de la conférence, la question lancée dans le débat brésilien circule désormais dans les réseaux internationaux d’activisme, transformant une dénonciation spécifique en un nouveau point de convergence mondial pour la défense de la vie et de la dignité des femmes.

Traduit par IA

Artigos Relacionados

13 de março de 2026

Djamila Ribeiro annonce un partenariat pour offrir un soutien juridique aux femmes en situation de vulnérabilité

7 de março de 2026

Djamila Ribeiro participe à Amsterdam à une conférence internationale sur les défis mondiaux auxquels les femmes sont confrontées

1 de março de 2026

Police fédérale, et les femmes ? L’invisibilisation de l’exploitation dans l’affaire Banco Master

Sair da versão mobile