Djamila Ribeiro est une intellectuelle publique.
Formée en philosophie et titulaire d’un master en philosophie politique de l’Université fédérale de São Paulo (UNIFESP), elle coordonne l’initiative Feminismos Plurais, qui comprend l’Espaço Feminismos Plurais — un institut dédié à l’accompagnement et à la formation de femmes en situation de vulnérabilité sociale à São Paulo — ainsi que la Collection Feminismos Plurais, consacrée à la publication d’autrices et d’auteurs noirs au Brésil et à l’étranger.
Elle est l’autrice de Le lieu de la parole, Chroniques sur le féminisme noir, Petit manuel antiraciste et féministe et Ta magie m’a menée jusqu’ici, ainsi que de Dialogues transatlantiques (Éditions Anacaona) et Traversées (Editorial Caminho), des ouvrages traduits en plusieurs langues.
Elle a été professeure invitée à l’Université pontificale catholique de São Paulo (PUC-SP) et à la New York University (NYU), où elle a donné des conférences et des cours magistraux dans des universités de différents pays. Elle est actuellement professeure invitée au sein du programme Dr. Martin Luther King Jr. Scholars au Massachusetts Institute of Technology (MIT), devenant la première Brésilienne de l’histoire à occuper cette chaire.
Lauréate du Prix Prince Claus, décerné par le Royaume des Pays-Bas, elle a également été sélectionnée par la BBC comme l’une des 100 femmes les plus influentes au monde. En 2020, elle a reçu le Prix Jabuti dans la catégorie Sciences humaines pour Petit manuel antiraciste et féministe.
Elle a été secrétaire adjointe aux Droits humains de la ville de São Paulo en 2016. En 2023, elle a reçu le Prix franco-allemand des droits de l’homme et, la même année, elle est devenue la première personne civile de l’histoire du pays à s’exprimer devant l’Assemblée générale des Nations unies.
Elle occupe le fauteuil n° 28 de l’Académie paulista des lettres et siège comme conseillère à la Fondation Padre Anchieta, à la Pinacothèque de São Paulo et au Fonds patrimonial de l’USP. Elle est chroniqueuse hebdomadaire du journal Folha de S.Paulo.
